Du 24 au 27 février 2026, Bamako a réuni autour d’une même table les acteurs qui portent une partie des réponses au défi agricole malien : produire plus et mieux en dépit des chocs multiples et variés. Pendant quatre jours, AGRA et ses partenaires ont passé au peigne fin les résultats du dernier trimestre 2025 et discuté des priorités à venir, avec un cap affiché : soutenir concrètement les petits producteurs et leurs systèmes de production.

Quatre jours d’échanges houleux mais francs et fructueux.

Dans une salle de travail, loin des champs mais avec le terrain en tête, 92 participants ont pris part à l’atelier du Comité de revue conjointe des résultats (JRRC). On y retrouvait des partenaires de terrain, des experts régionaux d’AGRA, et des représentants de cinq ministères techniques. L’objectif : comparer ce qui était prévu à ce qui a été réellement fait, et surtout comprendre pourquoi.

 

Le JRRC, en clair : vérifier, corriger, améliorer

La revue conjointe sert à une chose simple : rendre compte et ajuster. Les résultats du quatrième trimestre 2025 ont été analysés de près, pour mesurer l’efficacité des actions menées en faveur des petits producteurs. Au-delà des tableaux, les échanges ont mis l’accent sur les difficultés qui freinent encore les progrès, celles qu’on rencontre quand il faut produire avec des pluies capricieuses, des coûts qui montent, et des contraintes d’accès aux intrants ou aux marchés.

Cinq ministères autour de la table : quand la coordination compte. 

 

 

La présence de plusieurs départements ministériels n’est pas un détail. Elle rappelle que l’agriculture ne se joue pas seulement sur une parcelle : elle dépend aussi des décisions publiques, des services d’appui, de l’organisation des filières et des investissements. Pour AGRA et ses partenaires, l’enjeu est de mieux aligner les initiatives sur les priorités nationales, afin que les efforts engagés se traduisent par des changements visibles pour les producteurs.

Productivité et résilience : la double urgence

Les discussions ont ensuite porté sur la suite. Dans un contexte marqué par l’incertitude climatique et les pressions économiques, deux priorités ont dominé : augmenter la productivité et renforcer la résilience. Autrement dit : aider les exploitations familiales à améliorer leurs rendements, tout en étant mieux armées quand survient un choc : sécheresse, hausse des prix, ou difficultés d’accès aux ressources.

Des orientations attendues sur le terrain

À Bamako, les stratégies futures ont été discutées et validées pour servir de repères aux interventions des prochains mois. L’idée, côté AGRA, est de garder une approche centrée sur les résultats, avec une question en filigrane : qu’est-ce qui change, concrètement, pour celles et ceux qui nourrissent le pays ?

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