Pour la dernière étape de sa visite officielle de quatre jours au Mali, le secrétaire général adjoint des Nations unies et administrateur adjoint du PNUD, Haoliang Xu, a pris part à une cérémonie de reboisement marquant l’investiture du comité de pilotage de la plateforme « You For Climate Mali ». Il avait à ses côtés, la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara qui présidait cette cérémonie placée sous le signe de l’engagement de la jeunesse en faveur du climat. C’était le dimanche 16 août au Parc national de Bamako.

Cet événement s’inscrivait dans le cadre de la campagne nationale de reboisement lancée le 25 juillet dernier, dont le thème est, « la jeunesse au cœur de la citoyenneté environnementale pour un Mali plus vert et plus résilient ». Portée par le slogan « Un Mali vert pour tous, un arbre pour chacun », la campagne ambitionne de planter 21 millions d’arbres d’ici la fin de l’année 2026.

‎‎« Celui qui plante un arbre n’aura pas vécu inutilement. » Au Parc national de Bamako, cette formule a pris un relief particulier. Dans une matinée consacrée au reboisement et à l’engagement climatique, elle traduisait l’ambition affichée par les autorités nationales et le PNUD : inscrire l’action environnementale dans la durée et faire de la jeunesse un acteur de cette transition.

‎Pour la ministre Doumbia Mariam Tangara, cette cérémonie marque une double étape : la mise en place de la plateforme climatique des jeunes et la concrétisation de leur engagement en faveur de l’environnement.

« Le gouvernement du Mali est convaincu que la jeunesse ne doit pas être considérée uniquement comme bénéficiaire des politiques climatiques. Elle doit en être un acteur, un partenaire et surtout un moteur », a-t-elle déclaré.

‎Cette volonté s’est également traduite par la signature d’une déclaration des jeunes sur le climat, destinée à renforcer leur participation à la gouvernance climatique. Selon la ministre, les bases de la plateforme, notamment les outils de gouvernance et la sélection de son comité de pilotage ont été posées au cours de la période 2025-2026.

‎Mais la mise en place de cette structure ne constitue qu’une première étape. « La création d’une plateforme n’est pas une finalité. Sa véritable valeur se mesurera à sa capacité à produire des idées, mobiliser les jeunes et transformer ces idées en actions concrètes », a-t-elle souligné.

Pour le PNUD, planter des arbres ne suffit pas

Haoliang Xu a, de son côté, insisté sur les dimensions environnementale, économique et sociale de la campagne de reboisement. Selon lui, les arbres contribuent à la lutte contre le changement climatique en absorbant le carbone, tout en pouvant constituer une source de revenus pour les populations.

‎‎La campagne représente également, à ses yeux, un outil de mobilisation collective, en réunissant notamment des jeunes, des groupes religieux et des acteurs de la société civile. « Les arbres ne sont pas juste un geste », a-t-il insisté, estimant que leur plantation participe au renforcement de la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.

‎‎Le responsable onusien a également évoqué les enjeux liés à la dégradation des terres et à la perte de biodiversité au Mali. Selon les chiffres qu’il a avancés, plus de 100 000 hectares seraient concernés chaque année. Haoliang Xu a réaffirmé la disponibilité du PNUD à accompagner les efforts du gouvernement, dans le respect de la souveraineté et de l’autodétermination du peuple malien.

« Nous restons engagés pour vous accompagner à soutenir les objectifs de développement durable que vous avez fixés vous-mêmes », a-t-il déclaré.

Les VNU en appui aux actions de terrain

‎Présents à la cérémonie, les Volontaires des Nations unies (VNU) ont également mis en avant leur contribution à la mise en œuvre des Objectifs de développement durable, notamment l’ODD 13 consacré à la lutte contre les changements climatiques et l’ODD 15 relatif à la vie terrestre.

‎Ainsi, au Parc national, l’enjeu dépassait le simple geste de planter un arbre : donner à la jeunesse une place dans la réponse aux défis environnementaux et transformer la mobilisation climatique en actions durables. Une ambition résumée par les mots de la ministre : « La citoyenneté environnementale n’est pas un discours. Elle commence par des actes. »

Cette cérémonie de reboisement a conclu la visite entamée jeudi, 13 août 2026 au Mali par le responsable du PNUD, ponctuée de rencontres institutionnelles et de visites de terrain, notamment à l’hôpital Gabriel-Touré et dans le centre de santé communautaire de Sikoro Sourakabougou, dans l’arrondissement 1 du district de Bamako.

‎Ask ! Web TV

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici